Organisé pour sa 4e édition les 6 et 7 mai, le Lacanau Tri’Events a rassemblé 1200 triathlètes, 200 bénévoles et plus de 3000 visiteurs dans un cadre remarquable ! 

Décliné en deux parcours, l’évènement proposait aux plus téméraires de se confronter au Half Triathlon soit 1,9 km de natation au lac de Lacanau, 80 km de vélo en 2 boucles et 21km de course à pied en 3 boucles. L’Olympique Triathlon, tout aussi intense, se déclinait quant à lui en 1,5 km de natation, 40 km de vélo et 10 km de course à pied en 2 boucles.

Nouveauté cette année, le Tri’Event Kids qui a fait le bonheur d’une centaine d’enfants entre 6 et 9 ans. Avec ces multiples formats d’épreuve, le Lacanau Tri’events permet donc d’opter pour la course qui correspond le mieux à son niveau et ses aptitudes. 

Mais n’étant pas vraiment sûre du format idéal pour mes gambettes j’ai préféré rencontrer Laurent qui a choisi de participer à l’Olympique Triathlon. J’ai donc pu vivre, à travers son témoignage, un triathlon par procuration, sans efforts, ni courbatures ! 

Pourquoi le Lacanau Tri’Events d’ailleurs ? 

Ce Chartrain avait envie de prendre un bol d’air oceanesque tout en passant voir son frère qui habite Lacanau. Ce triathlon, il en parlait depuis le mois d’octobre et l’inscription fut son cadeau de Noël. Mais à ce moment là il espérait déjà que son entourage ait oublié son idée d’y participer… Loupé ! 

Sa préparation a donc démarré tardivement en février et sans doute trop intensivement puisqu’il s’est tout de suite blessé en s’entraînant pour la course à pied. Sa dernière expérience du triathlon remontant à 2012, il n’en baissa pas les bras pour autant !

Pour ne pas trop solliciter sa blessure, il a donc favorisé la préparation de l’épreuve de natation en nageant trois à quatre fois par semaine. Puis, un mois et demi avant le jour J, Laurent s’est lancé sur les routes chartraines pour préparer les 40 km de tourné de jambes. Mais préparer un triathlon demande du temps et sa vie professionnelle a repris le dessus ce qui l’a contraint à se remettre tardivement à la course, qu’il n’a retentée que deux fois avant le jour fatidique. Sa blessure remise, l’attente et l’adrénaline pouvaient faire leur apparition.

Sans objectif de victoire, ce triathlon représentait un réel défi personnel. Laurent, qui fait les choses « au feeling », n’a pas suivi un régime strict mais il lui a tout de même fallu retrouver un rythme de vie plus sain. Plus de cigarettes et d’apéros en semaine, une perte de poids certaine, tout cela a fini par lui donner l’envie de réussir SON triathlon ! 

Le matériel ? Il l’a acheté la veille de son départ pour Lacanau… Au feeling je vous dis ! 

Comment se sont passées les dernières heures avant le triple effort ? 

Son grand frère, qui l’hébergeait pour l’occasion, a joué le rôle de mentor. Lui aussi inscrit pour le format M, il a effectivement été de bon conseil. Laurent se voyait manger des pâtes et se réveiller à 8h, c’était sans compter sur l’organisation de son ainé. Supplément blanc de poulet au dîner et réveil à 6h45 pour tout le monde ! 

Les dernières minutes avant le coup d’envoi ont quant à elles été partagées entre la pression et une décontraction sidérante comme il l’explique : 

« On s’écartait vers la droite pour être tranquilles tout en papotant, du coup on a été un peu pris de court par le coup de sifflet » 
Ce qui donne un départ sans se poser de question et sans se laisser gagner par le stress finalement ! 

L’entrée dans l’eau fut un peu dure, malgré des conditions météo optimales, mais, une fois parti, le corps se réchauffe très vite. Et pour la natation Laurent s’est surpassé puisqu’il a fini 65ème sur 400 ! Surpris du classement il savait que le plus dur restait à venir en sortant de l’eau. Le mental prend à ce moment le dessus et le corps doit suivre. Généreux dans l’effort, il a dû prendre sur lui et garder son énergie en se laissant dépasser par ses concurrents. Ne doublant plus personne, Laurent finit 200ème à l’issue d’un circuit vélo qu’il a beaucoup apprécié. 

« A Chartres, on a des champs à perte de vue donc j’ai adoré le parcours sur la route des 33 virages » 

La course, dernière épreuve mais non des moindre, fut la partie la plus difficile, sans doute à cause de sa blessure qui n’a permis qu’une courte préparation. Et à ce moment le cerveau n’envoie qu’un message: « cours ne t’arrête pas, ne marche pas ! » 

A l’arrivée, avec le 265ème temps pour cette discipline, la seule chose en tête fût cette fois : je l’ai fait !!!!!

Classé 185ème, il l’affirme trois jours après le corps endolori et les muscles raides, il retentera l’expérience, mais avec plus de préparation. Finalement ce cadeau de Noël fut sans doute la meilleure idée de l’année puisqu’il a déjà une idée en tête…  Agréablement surpris par cette expérience, Laurent le sait, il a la possibilité de gagner en performance rapidement et pense bien qu’un jour il battra son frère ! 

A bon entendeur… 

A ceux qui se posaient encore la question et qui, grâce à Laurent, veulent se lancer dans l'aventure, ou simplement pour en prendre plein les mirettes, rendez-vous à